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Oui Minette Gourmet parle drôlement bien du sac à main...

Oui Minette Gourmet parle drôlement bien du sac à main...

Il y a quelques jours, une très gentille blogueuse m'a envoyé une nouvelle écrite par ses soins qui parle du sac à main. J'ai trouvé ça très sympa, et j'ai eu envie de vous la faire découvrir... Je vous laisse donc avec Minette Gourmet, et bien sûr si ça vous a plu, je vous recommande vivement d'aller faire un tour sur son blog ; la jeune femme écrit vraiment bien et c'est très agréable à lire !

Le souk à main, un mystère dévoilé au grand jour!

 

Cotonnade, cuir, petit, grand, carré, biscornu ; Il prend tous les aspects, affronte tous les revers de la vie, il est toujours là, indispensable et réel, le compagnon de tant de minois : le Sac à Main.

Tout commence lorsque la libellule se fait papillon : la petite fille, lasse des sacs-à-dos à tête de panda ou autres gamineries, décide de franchir le pas ; les yeux brillants comme des diamants, elle a réussi à persuader maman qu’elle n’avait plus l’âge de transporter ses effets personnels d’une manière si ordinaire. Et puis voilà ! C’est le grand jour : maman va la conduire dans le centre commercial d’à coté pour choisir son premier sac de fille !

Seulement elle n’avait pas prévu les milliers de couleurs et formes différentes !

Ah ! L’indécision féminine ! Cet  amour sans borne pour tous les objets à la fois ! On aime celui-là, et puis celui-ci est pas mal et « oh, franchement celui-là il est si trognon ! ». Parole de femme, nous en avons vraiment besoin et ce n’est pas du superflu. Superficiel ? Bon d’accord, nos armoires en débordent, mais je vous assure qu’en termes de sac à main on n’en a jamais trop !

Bref, petite demoiselle ne se doute pas qu’en achetant son premier fourre-tout de jeune-fille, elle rentrera dans le long cercle des :

« Si  je te jure, j’en ai vraiment besoin ! ».

Vous les hommes : un léger portefeuille avec le nécessaire et un portable, ni plus ni moins et dans la poche sans s’encombrer d’autre chose.

Les femmes ? Là je serais tentée de dire que ce n’est pas comparable, ne serait ce que par ce que nos vêtements ont rarement des poches ! Mais je crois surtout que la nature nous a ainsi faites que, et bien voilà : la féminité pousse à l’affection des choses qui ne servent à rien ! C’est notre petit bonheur à nous.

Au commencement était le nécessaire et le nécessaire s’est amplifié ; il s’est adapté à elle. Le joli sac, conçu pour nos effets personnels et indispensables, ne connait plus de limites. Portefeuille, clefs et portable à leur place légitime voient leur espace initial s’amoindrir dangereusement au fil du temps.

Premier squatteur mais plutôt bien accueilli car esthétique, le maquillage : kit de secours de la jeune fille avisée, squatteur qui peut s’avérer dangereux parfois, à l’aube des premières chaleurs. Substance allergique à toute forme de température montante : le soleil est l’ennemi juré des khôls et des rouges à lèvre.

Les fonds de sac se teintent, signature de l’impatience de ces jeunes femmes qui ne daignent pas ordonner tout ce petit monde : à quoi bon ?

Demandez le contenu d’un sac à main féminin et cela revient à peu près à demander tous les bibelots, parfois saugrenus, d’une chambre voir d’une maison ! A commencer par la poussière sous le lit, qui se transfert ici au fond de sac et prend la tournure d’une sorte de pot pourri assez original : tabac froid, gâteau émietté, papiers de bonbon, petites pièces de monnaie etc. Bref autant inspecter le fond des mers !

Mais pourquoi ? Nous c’est bien simple, on aime ça : ce sentiment d’avoir avec nous tout ce dont on pourrait avoir besoin, un désir immédiat et entièrement satisfait !

Seulement au milieu de ce méli-mélo interminable  d’objets fétiches, il y a le portable.

Le mobile, compagnon relationnel indispensable, a la fâcheuse habitude il faut bien l’avouer, de se confiner au fin fond du sac. Et c’est lorsqu’il se met à vibrer, cracher, sonner et éclater que miss-mademoiselle va enfin maudire ce sac-fourre-tout ! Le portable continu à clignoter et faire du bruit,  sa main fouille à n’en plus finir son compagnon quotidien : impossible, il y a trop de choses dedans et décidément ce téléphone est bien trop caché !

Dans la rame de train, les regards la fixent, les gens compatissent gentiment avec cette pauvre jeune-fille qui a bien du mal à s’en sortir avec son fichu sac ! Ça y est, elle l’a ! Elle saisit glorieusement son portable, décroche et murmure un « Allooo ? » soulagé. A l’autre bout de la ligne, le néant ! Plus personne! Trop de temps à chercher son téléphone ? Mm j’y mets ma main à couper !

Mademoiselle jure un peu tard qu’on ne l’y reprendrait plus. Les bonnes résolutions démarrent : « oui elle le rangera ce sac ! » sans se douter que ce scénario se reproduira inévitablement, que le sac sera toujours, sans l’ombre d’un doute, le même ! Soyez sincères : combien de temps tenons-nous ce genre de résolutions ? Et puis on l’aime bien comme ça notre fourre tout : en jeter la moindre parcelle serait un peu comme nous priver d’une part de notre vie !

A prendre ou à laisser, tel sera le  leitmotiv féminin : nous accepter, avec nos délicieux défauts.

© Minette Gourmet

 

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